Législations antagonistes et objectifs
toujours plus élevés
La nécessité de mettre en œuvre des énergies renouvelables
est une évidence au niveau mondial. Les autorités belges ont
également fixé des objectifs très élevés en la matière. Vu les
possibilités limitées en matière d’énergie solaire ou éolienne
dans notre pays, la valorisation énergétique de la biomasse
est la source d’énergie alternative qui connaît la plus forte
progression.
Les déchets d’emballages en bois collectés de manière
sélective étaient jusqu’ici en grande partie dirigés vers l’industrie
des panneaux agglomérés. Seule une partie restreinte était
dirigée vers la valorisation énergétique.
Nous observons aujourd’hui qu’une part de plus en plus
importante des déchets d’emballages en bois est désormais
incinérée comme biomasse au lieu d’être recyclée.
Or l’incinération de déchets en bois (en ce compris des déchets
d’emballages) est subsidiée par le biais des «certificats verts».
Dans le même temps, l’accord de coopération a placé la barre
des objectifs de recyclage très haut (de 50 % pour 2008, ils
sont passés à 75 % pour 2009 et à 80 % pour 2010).
Une
situation qui met en péril la réalisation des objectifs
de recyclage fixés par le législateur pour les déchets
d’emballages industriels.
Les législations antagonistes en matière d’énergie,
combinées aux objectifs de plus en plus élevés pour
le recyclage constituent évidemment deux soucis
majeurs pour VAL-I-PAC. Nous comptons sur un
débat constructif avec les autorités et le monde
politique pour trouver une solution structurelle à
cette situation.
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